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2ème journée inter congrès d’orthopédie de Bejaia
Du 03/10/2013 au 03/10/2013
Université Abderrahmane Mira Auditorium de la faculté de médecine
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Ostéoblastome du rachis lombaire
(A propos d’un cas)
   
Auteurs : M. BENKACI, S.TERKI, Y. MELBOUCI.
 
   
Objectifs : L’ostéoblastome est une lésion expansive, généralement non agressive, à la fois ostéolytique et ostéocondensante, autrefois appelée ostéome ostéo?de géant ou fibrome ostéogénique.
L’ostéoblastome est une tumeur rare (3,5%) de l’ensemble des tumeurs primitives bénignes et moins de 1% de toutes les tumeurs osseuses primitives.
C’est une tumeur du sujet jeune 80% des cas ont entre 10 et 30 ans.
Une prédominance masculine nette (plus de 70% des cas.)
Son siège de prédilection est le rachis (40%), souvent à l’étage lombaire.
La lésion siège surtout au niveau de l’arc POST de la vertèbre (55%).

   
Matériels et méthodes : Nous rapportons dans ce travail l’observation rare d’un malade âgée de 61 ans, diabétique hypertendu sous traitement qui a présenté des lombalgies évoluant depuis 3 ans.
Une IRM à été fait chez lui objectivant une lésion osseuse de l’arc POST droit de L2 évoquant un Ostéoblastome.
Le malade a bénéficié d’une arquectomie POST, pedeculectomie et corporectomie droite avec stabilisation par MOS à encrage pédiculaire.
Examen clinique :
Mr B.A âgée de 61 ans, retraité, diabétique hypertendu sous traitement qui a présenté des lombalgies évoluant depuis 3 ans sans troubles neurologiques.
Le patient était en BEG, coopérant, conscient.
Douleur lombaire haute permanente sans irradiation régressant sous traitement antalgique avec une accentuation nocturne insomniante.
Bassin symétrique, rachis équilibré (pas de scoliose).
Absence de chaleur de rougeur ou douleur à la palpation des épineuses , absence de masse palpable.
La distance main-sol est de 10 cm.
La marche s’effectue sans douleur, sans boiterie et sans tuteur externe.
L’examen neurologique :
Examen de la sensibilité : conservée dans les 3 modes.
Examen de la motricité : les muscles des membres inférieurs sont cotés à 5/5.
Les réflexes ostéotendineux sont présents et symétriques.
Examen radiologique standard :
TDM :
La TDM a déterminé la topographie exacte de l’ostéoblastome qui souffle la corticale canalaire qui est d’une tes grande aide avant le geste chirurgical.
IRM :
L’IRM a précisé les rapports de la tumeur avec les structures myeloradiculaires qui sont indemnes dans ce cas.
Traitement :
A notre niveau, le malade a bénéficié le 11.09.12 d’une arquectomie POST, pedeculectomie et corporectomie droite, stabilisation par MOS à encrage pédiculaire prenant L1 et L3 et le coté gauche de la L2 avec greffe corticospongieuse apposée d’origine iliaque POST.
La laminectomie a été très laborieuse faite avec un ostéotome, la masse est très dure (en ivoire),
On procédé à une résection de l’apophyse transverse droite, le pédicule droit et l’hémicorps de L2 qui a saigné abondamment jugulé avec de la cire à os.
La stabilisation à été faite par 2 tiges de 90 mm cintrées.
Mise en place d’un greffon cortico-spongieux postéro-latérale droit prélevé sur la crête iliaque postérieure.
La TDM de contrôle :
Objective le bon positionne ment des visses pédiculaires.

   
Resultats : L’examen neurologique en post opératoire est sans anomalies.
Le malade a été porté sortant à J7.
La douleur lombaire a disparu.
Actuellement le malade présente des lombalgies mais ne nécessitant pas de traitement.
L’examen neurologique est sans anomalies.
Absence de récidive.
   
Discussion : Notre malade de 61 ans a présenté, une tumeur primitive bénigne très rare puisqu’elle représente (3,5%) de l’ensemble des tumeurs primitives bénignes et moins de 1% de toutes les tumeurs osseuses primitives.
C’est une tumeur du sujet jeune (80%) entre 10 et 30 ans, (50%) ont moins de 20 ans ce qui n’est pas le cas dans cette observation.
Une prédominance masculine nette (plus de 70%)
L’ostéoblastome est nettement moins fréquent que l’ostéome ostéo?de (1 ostéoblastome pour 4,5 ostéomes ostéo?des)
Son siège de prédilection est le rachis (40%), souvent à l’étage lombaire ou thoracique moins fréquent à l’étage cervical ou sacré.
La lésion siège surtout au niveau de l’arc POST de la vertèbre (55%) ce qui est le cas de notre malade, l’atteinte corporelle primitive est exceptionnelle.
L’ostéoblastome est une lésion expansive, généralement non agressive, à la fois ostéolytique et ostéocondensante.
Son diamètre dépasse les 2 cm et peut aller jusqu’à une dizaine, dans notre cas il est de 16mm.
Sur le plan clinique, la durée moyenne d’évolution des symptômes avant le diagnostic est longue 2ans environs, notre malade a trainé ses lombalgies pendant 3 ans.
La douleur est le maitre symptôme, progressivement croissante et semble moins sévère que dans l’ostéome ostéo?de.
Localement pas de singes associés à type de rougeur ou de chaleur ni même une douleur à la palpation des épineuses.
Cette tumeur peut se révéler par des signes de déficit neurologique par compression médullaire ou radiculaire ou par des troubles de la marche et une raideur rachidienne ou une scoliose douloureuse, ce qui n’est pas le cas chez notre malade.
Le diagnostic est fortement évoqué devant l’image d’un nidus central calcifié, entouré d’un halo périphérique radiotransparent.
Le début de la lésion est au niveau de l’arc POST puis extension vers le corps vertébral induisant un tassement, dans notre cas on n’a pas noté de tassement.
La TDM a déterminé la topographie exacte de l’ostéoblastome qui souffle la corticale interne, qui est d’une très grande aide avant le geste chirurgical.
L’IRM a précisé les rapports de la tumeur avec les structures myeloradiculaires qui sont indemnes dans ce cas.
Le traitement de l’ostéoblastome est chirurgical, aucun cas de guérison spontanée ou de régression n’a été décrit dans la littérature.
Malheureusement l’anatomopathologie, avec la richesse des prélèvements fait (pédicule, articulaires, hémicorps vertébral) n’a pas conclu, l’ostéoblastome évoqué fortement (clinique et radiologie), le malade est traité comme tel et actuellement ne présente plus de lombalgies ni de récidive.
   
Conclusion : L’ostéoblastome est une tumeur primitive bénigne très rare.
Son siège de prédilection est le rachis surtout lombaire.
Elle a comme point de départ l’arc POST de la vertèbre.
Limage radiologique est celle d’un nidus.
Cliniquement c’est des lombalgies chroniques avec ou sans troubles neurologiques.
Son traitement est chirurgical. Son pronostic est bon.


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